Monsieur Ibrahim e i fiori del Corano: alla scoperta del teatro francese contemporaneo

Le 10 décembre 2018 nous sommes allés à la découverte du théâtre contemporain francophone : on a assisté ensemble au spectacle « M. Ibrahim et les fleurs du Coran », tiré du texte homonyme de l’écrivain franco-belge Eric-Emmanuel Schmitt, adapté par Gaspard Legendre et mis en scène par la troupe TNT Théâtre en collaboration avec American Drama Group (https://www.theatreallovertheworld.com/i-ibrahimetlesfleursducoran) à l’Auditorium de Viterbo “Santa Maria in Gradiˮ. Après le stage de l’année dernière à Antibes, notre sortie théâtrale a été une occasion ultérieure d’immersion totale dans la culture du pays dont nous étudions la langue depuis trois ans.

Cette nouvelle plongée dans la civilisation française nous a fait aussi entrevoir le charme d’une civilisation autre, car les protagonistes de la pièce, Monsieur Ibrahim, un vieil épicier parisien, et son fils adoptif Moïse, un jeune garçon dont la mère est absente et le père se suicide, traversent l’Europe pour aller visiter le Croissant d’Or, la région d’origine d’Ibrahim, où ils dansent dans des tekkés pendant les rites soufis. Une fois revenu dans sa terre natale, M. Ibrahim meurt et Moïse revient à Paris, où il devient à son tour épicier et hérite non seulement du magasin, mais aussi du surnom de M. Ibrahim : “l’arabe de la rue Bleueˮ.

C’est donc grâce à la sagesse et à la générosité de M. Ibrahim que le jeune Moïse, fragile et désorienté au début, réussit à surmonter ses problèmes et à être heureux : il comprend que les lieux chers à M. Ibrahim sont désormais devenus sa propre maison.

Les déplacements continuels du jeune protagoniste dans Paris d’abord, puis à travers l’Europe jusqu’en Turquie et bien au-delà, vers des villages anonymes du Moyen-Orient, comportent de nombreux changements de scène qui sont réalisés rapidement, avec peu d’éléments et une utilisation fonctionnelle de l’éclairage. Le décor reste toujours essentiel : quelques pancartes symbolisent les villes, une seule table avec ses chaises représente la maison de Moïse et un petit nombre de cageots l’épicerie d’Ibrahim; de plus, au cours de leur voyage, les protagonistes se déplacent dans une fausse voiture en bois !

 

Cette simplicité aiguise l’imagination et fait ressortir l’habileté des acteurs qui chantent et dansent très souvent, au point de pouvoir considérer la pièce comme une comédie musicale. Les chansons originales de Jessica Paraf soulignent les étapes les plus significatives du voyage d’Ibrahim et Moïse (la rencontre avec Brigitte Bardot, la leçon de conduite, l’arrivée en Albanie, en Grèce, à Istanbul et la destination finale du voyage) et traduisent les sentiments cachés des personnages (comme dans « Bla bla bla bla bla bla » où Moïse se plaint de son père qui parle toujours de son fils absent Popol). La musique parvient à alléger les scènes les plus dramatiques de la pièce et à rendre plus intenses les moments de bonheur.

Pendant le spectacle, nous avons partagé les bonheurs et les malheurs de Moïse : on s’est amusés, on a ri, on s’est aussi émus et on a même eu envie de pleurer quand Ibrahim est mort … puis le dénouement heureux nous a soulagés : la force de Moïse nous a appris que nous ne devons pas nous rendre à la souffrance ! Nous n’oublierons jamais les perles de sagesse d’Ibrahim sur la quête du bonheur ! Nous allons donc conclure sur une de ses formules que nous citons ci-dessous pour adresser le même conseil de vie à nos lecteurs : « C’est sourire qui rend heureux!»

Eh bien, allez-y, souriez avec nous !

Marika Caccetta et Giulia Chiani en collaboration avec Evelin Andreucci, Michela Costa, Ludovica Farsetti

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